Porté pendant des siècles par les Maohi, (à l'époque il était fait de tapa) le pareu a fait le tour du monde comme le costume de plage idéal ... sous tous les soleils. L'artisanat local revendique plus que jamais son origine polynésienne.

        ... Il était une fois le pareu.

Carried during centuries by the Maohis, (at the time it was made of tapa) the pareu made the tour of the world as the ideal beach costume... under all suns. The handicraft local claims more that ever his Polynesian origin.  

        ... Once upon a time there was the pareu.

      On a souvent dit qu'il n'existait pas de plante textile dans les îles, en réalité, on trouvait du coton aux Marquises et dans les îles de la Société, mais les insulaires, ignorait alors l'art du tissage, ce n'est qu'après l'arrivée des européens, qu'ils se vêtirent d'étoffes. A l'origine, c’était le tapa, étoffe végétale faite d'écorces battues, que les polynésiens, selon les îles dans lesquelles ils vivaient, portaient comme vêtement léger.

     One often said that it didn't exist a plant textile in islands, some, reality, one found cotton to Marquises and in islands of the Society, but islanders, was unaware of the art of the texture then, it is only after the arrival of the European, that they clothed themselves of materials. TO the origin it was tapa, plant material, made of beaten peels, that the Polynesian, according to islands in which them lived, carried like light garment

            Il était fabriqué, à partir d'écorces martelées sur une enclume à l'aide d'un battoir, puis imprimé de motifs de feuilles d'arbres sacrés, ou de motifs à fleurs, selon l'origine sociale. Dans les atolls, où la végétation est plus pauvre on utilisait les feuilles de pandanus ou des folioles de cocotiers tressées ..
           
Sa production occupait une très grande partie du temps des femmes et il était considéré comme une matière précieuse - plus encore à Tahiti, ou il avait atteint un stade de finesse et de perfection tel, que sa réputation s'étendait à tous les archipels. Son abandon, se fit progressivement, lorsqu'il dût rivaliser avec les tissus introduits par les européens. Les pagnes de tapa, furent, peu à peu remplacés par des pièces d'étoffes imprimées aux motifs colorés : le pareu était né.

     It was manufactured, from peels hammered on one anvil with the help of a beater, then printed of leaf motives, of sacred trees, or of motives to flowers, according to the social origin. In atolls, where vegetation is poorer one used leaves of pandanus or leafs of coconut trees plaited..  

     His production occupied a very big part of the time of women and it was considered like a precious matter - more again to Tahiti, or it had reached a stage of sharpness and of such perfection, that its reputation spread to all archipelagos. His abandonment, made himself progressively, when it had to vie with the cloths introduced by the European. Loincloths of tapa, were, little by little replaced by pieces of materials printed to the colorful motives: the pareu had been born.

           C'est d'abord un calicot grossier et écru qui fût utilisé comme première étoffe et peu à peu, il prit des couleurs, s'affina, devint plus sophistiqué et fut enrichi de motifs à fleurs... les dessins les plus reproduits sont la fleur ou le pied d'hibiscus, en blanc sur fond rouge, ou le fruit et le feuillage du uru (le fruit de l'arbre à pain) en blanc sur fond de couleur et puis des motifs marquisiens, inspirés des "tapa" traditionnels.

        Pièce de tissu rectangulaire d'environ deux mètres de long, ornée de motifs décoratifs locaux, dont se parent avec art tous les Polynésiens, le pareu remplit aujourd'hui le même éventail d'usages que le tapa d'autrefois, c'est à dire pratiquement tout dans une maison, des rideaux aux nappes, en passant par les chemises du tane, le couvre lit ou bien encore les couches des enfants... Comme on ne pratiquait  pas la couture pour l'habillement, dans les temps anciens, les étoffes étaient donc  enroulées autour du corps ou drapées...

         It is first a coarse calico and ecru that were used like first material and little by little, it took colors, refined himself, became sophisticated more and was enriched of motives to flowers... drawings the more reproduced are the flower or the plant of hibiscus, blank on bottom red, or the fruit and the foliage of the uru (the fruit of the tree bread) blank on bottom of  color and then of motives marquises, inspired of  " tapa " traditional.  

        Oblong cloth piece of about two meters of long, decorated of motives local, of which decorate themselves with art all Polynesians, the pareu fills today the same fan of uses that hit it of once, that is to say practically all in a house, of curtains to tablecloths, while passing by shirts of the tane, the cover bed or again layers of children... As one didn't exercise the sewing for the clothing, in ancient times, materials were rolled up therefore around the either draped body...

          On raconte que dans les premières années du XIXème siècle, les cotonnades européennes avaient une grande valeur, lors d'échange de cadeaux entre indigènes et occidentaux, ils appréciaient outre la solidité, la résistance à la pluie et la légèreté si bien adaptée au climat, mais surtout les coloris nouveaux pour eux, n'ayant jusqu'alors porté que les épaisses cotonnades écrues, soit le "tehei" jeté par dessus l'épaule, soit le "pareu" enroulé autour de la taille. On note d'ailleurs, plus de cent manières de draper le pareu, mais le principe de base est très simple, il se porte le plus souvent comme une jupe nouée autour de la ceinture, qu'on appelait "maro" pour les hommes, ou encore "tiputa", en forme de cape. Les femmes, elles, le portaient, noué à la taille et descendant jusqu'aux genoux, voire aux chevilles et c'est de là que vient le nom de "pareu".

            One tells that in the first years of the XIXème century, the European coton had one big value, at the time of exchange of gifts between indigenous and white man, they appreciated besides the solidity, the resistance to rain and the lightness so well adapted to the climate, but especially the new colorations for them, having carried until then that the thick cotonnades écrues, either the " thrown tehei " over it the shoulder, either the " pareu " rolled up around the size. One notes besides, more than hundred manners of  to drape the pareu, but the principle of basis is very simple, it the most often carries itself as a skirt tied around the belt, that one called " maro " for the men, or " tiputa ", in the shape of mantle. Women, them, carried it, tied to the size and descendant until the knees, or even to ankles and it is from there that comes the name of " pareu ".

            Si le pareu est devenu aujourd'hui, un vêtement pratique et moderne, la société tahitienne d'impressions artistiques a contribué largement au développement de la fabrication locale, depuis de début des années 1950. Des entreprises artisanales, impriment de plus en plus des tissus de ce type, en Polynésie, mais on en importe toujours beaucoup d'Asie.

        Autres temps, autre mœurs, pareu est un mot qui évoque désormais les loisirs modernes... tout comme il était dans des temps plus anciens, le symbole des festivités sociales ou religieuses.

       If the pareu became today, a convenient garment and modern, artistic impression society tahitienne has contributed extensively to the development of the local manufacture, since beginning of years 1950. Of the artisanal enterprises, print more and more the cloths of this type, in Polynesia, but one always imports a lot of Asia of it.  

        Other times, other mœurs, pareu is a word that evokes henceforth the modern leisures... all as it was in the older times, the social festivity symbol or religious